Publié le 12 mars 2026 Dans International Recherche
Participation de l'INQ au World Ocean Summit
Le 4 mars dernier, le directeur scientifique de l'Institut nordique du Québec (INQ), Jean-Éric Tremblay, a joué un rôle clé lors de la 13e édition annuelle du World Ocean Summit qui se tenait à Montréal. Cet événement de renommée mondiale, organisé par Economist Impact, rassemble les décideurs politiques, les investisseurs, les scientifiques et les leaders autochtones. L'objectif visé est de passer des grandes ententes internationales aux gestes concrets pour protéger et exploiter nos océans de façon durable.
Un panel crucial sur l'infrastructure d'observation des océans
Jean-Éric Tremblay a agi à titre de modérateur pour une discussion stratégique intitulée : "Building regional and global infrastructure for ocean observation: who pays, who governs, who benefits?". Le panel a abordé l'urgence de passer d'une observation océanique fragmentée à une infrastructure mondiale partagée et interopérable. Les discussions ont notamment porté sur :
- La collaboration internationale
- Le financement et la gouvernance
- L'équité des bénéfices
Des experts de haut niveau
Pour explorer ces enjeux, M. Tremblay était accompagné d'un panel d'experts internationaux:
- Grant Humphries, directeur scientifique chez Oceanites
- Marie-Chantal Ross, directrice de programme (Océan) au Conseil national de recherches Canada
- Heidi Savelli-Soderberg, responsable de programme au Programme des Nations Unies pour l'environnement
- Aspasia Pastra, professeure adjointe au Sasakawa Global Ocean Institute, World Maritime University
- Philip Bishop, responsable du développement commercial au National Oceanography Centre
Cette participation souligne l'engagement de l'INQ à bâtir des ponts entre la recherche scientifique et la gouvernance mondiale pour la pérennité de nos océans.
Résumé du panel
Aucun pays ne peut à lui seul surveiller la santé des océans, mais aujourd'hui, l'observation des océans est fragmentée. Les satellites européens ne communiquent pas toujours avec les réseaux de capteurs asiatiques, et les données sur l'Arctique peuvent ne jamais parvenir aux chercheurs des régions tropicales. Que faudrait-il pour regrouper ces efforts au sein d'une infrastructure interopérable et partagée ? Le financement devrait-il provenir des gouvernements, d'organismes philanthropiques ou de l'industrie, et qui fixerait les règles d'accès et d'utilisation? Et si la science tire profit de meilleures données, comment faire en sorte que les pêcheurs, les aménageurs côtiers et les communautés vulnérables en bénéficient également ?
Photo par Guillaume St-Onge.
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