Les chercheurs de l'INRS Jasmin Raymon et Nicolò Giordano sur le terrain.

Des chercheurs de l’INQ au cœur du palmarès des 10 découvertes de l’année 2019 par le magazine Québec Science

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Le magazine Québec Science a dévoilé son palmarès des 10 découvertes québécoises de l’année. Les chercheurs de l’INQ y font bonne figure en prenant part à trois des dix découvertes sélectionnées. Le grand public est appelé à voter pour sa découverte préférée d’ici le 14 février prochain. Voici les coups de cœur de l’INQ!

Une batterie thermique pour les habitants du Nunavik (découverte #6 du palmarès)

Comment réduire la dépendance au diesel des communautés nordiques et progresser dans la transition énergétique essentielle pour un développement durable du Nord québécois? Pour atteindre cet objectif capital, Jasmin Raymond, titulaire de la chaire de recherche INQ sur le potentiel géothermique du Nord à l’INRS et son stagiaire postdoctoral Nicolò Giordano ont envisagé plusieurs scénarios dans les dernières années. L’un d’eux a récemment fait ses preuves.

Le stockage thermique souterrain permet de cumuler de la chaleur produite en cours d’été via des panneaux solaires pour être consommée en hiver. Cette technologie est déjà utilisée à divers endroits sur le globe, mais on ignorait jusqu’ici si son utilisation pouvait être étendue aux régions subarctiques qui négocient avec des conditions climatiques singulières dont un sous-sol qui n’est que légèrement au-dessus du point de congélation sinon, par endroits, gelé en permanence. Or, les simulations des chercheurs de l’INRS, basés sur des données récoltées dans la communauté de Kujjuuaq, ont démontré que le stockage thermique souterrain pourrait combler jusqu’à 50 % des besoins énergétiques nécessaires au chauffage de l’eau potable de la ville de Kuujjuaq en hiver. Ce faisant, c’est environ 7000 litres de diesel qui pourraient être économisés en une année dans cette seule communauté.

Lisez l'article du magazine Quebec Science.

Une carte des interactions entre les poissons de toutes les mers (découverte #4 du palmarès)

Des chercheurs, dont le professeur Philippe Archambault du département de biologie de l'Université Laval, se sont appliqués à cartographier les interactions prédateurs-proies chez les poissons marins. Leur constat : toutes les mers du monde sont plus connectées qu’on ne le pensait. Ainsi, une perturbation touchant une espèce située à un endroit précis peut avoir des répercussions sur une autre espèce vivant à des milliers de kilomètres de là. 

Lisez l’article du magazine Québec Science.

Reconstituer la forêt québécoise du passé (découverte #5 du palmarès)

C’est à l’aide de centaines de cahiers de notes et de rapports d’arpenteurs des 19e et 20e siècle que des chercheurs, dont Dominique Arsenault de l’UQAR, ont été en mesure de reconstituer la forêt québécoise d’antan. Ils ont ainsi constaté que le portrait de notre forêt a radicalement changé dans les derniers siècles. Qu’est-ce qui explique ces changements importants ? Les chercheurs pointent notamment du doigt les activités humaines comme le déboisement et l’exploitation forestière.

Lisez l’article du magazine Québec Science.

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